7ème engagement : Education, le devoir de réussite Certains de nos adversaires prétendent vouloir faire de l’éducation la priorité de leur programme. Ils oublient de préciser que, depuis 25 ans, la gauche a confisqué le débat sur l’école. Elle y a répandu une véritable idéologie pédagogique qui s’est révélée illusoire pour beaucoup d’enfants, le plus grave étant qu’elle l’a imposée aux enseignants. Elle a refusé de poser la question de l’organisation et de la répartition des moyens au profit de logiques clientélistes et au détriment du renforcement des équipes enseignantes dans les établissements les plus en difficulté. Elle a enfermé l’école sur elle-même au lieu de l’ouvrir sur les familles et les besoins de la société et du monde du travail.
Pour nous, l’éducation doit être une priorité dans les faits, pas dans les discours. D’abord parce que, dans nos sociétés développées, le niveau de formation est le seul et vrai passeport pour l’emploi. Ensuite parce qu’aujourd’hui, 160 000 enfants sortent de l’école chaque année sans aucune qualification et que l’école n’est plus le moteur de l’égalité des chances et de la promotion sociale.
Etre exigeant et avoir de l’ambition, un devoir vis-à-vis des élèves L’école, et notamment l’école primaire, a d’abord à l’égard des enfants une obligation de résultats dans l’apprentissage des savoirs fondamentaux et la transmission du patrimoine culturel. Sans ce socle, on ne peut ni vivre, ni s’épanouir. Cette obligation est d’autant plus grande qu’elle concerne des enfants défavorisés dont les familles ne peuvent pas suppléer les manques de l’école.
Nous affirmons que plus un enfant est défavorisé, plus l’école a le devoir d’être exigeante et ambitieuse pour lui, une politique radicalement inverse à celle qui a été suivie pendant de nombreuses années.
Nous refusons d’entrer dans la question de savoir si c’est par des méthodes répétitives, participatives, ludiques ou autres que les enfants apprennent le mieux. Nous pensons que chaque enfant est différent et que les personnes les mieux placées pour savoir ce qui est bon pour lui sont ses enseignants et sa famille. C’est pourquoi nous garantirons la
liberté pédagogique des enseignants. Les programmes seront bien sûr nationaux. Mais les enseignants auront le choix des méthodes car aucune circulaire administrative ne remplace l’expérience de 10 ou 20 ans d’enseignement. Nous évaluerons les enseignants sur les progrès de leurs élèves et non pas sur les méthodes utilisées. Nous conforterons leur autorité.