Protection Sociale

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9ème engagement : Justice et responsabilité pour préserver

L’assurance de tous les salariés contre le chômage, la vieillesse et la maladie constitue l’un des plus solides fondements de notre République. Elle a progressivement étendu ses bénéfices au-delà de la seule sphère du travail pour donner à toutes les personnes défavorisées le même droit à une existence digne. En cela, notre système de protection sociale, auquel nos concitoyens sont légitimement attachés, est un élément essentiel de la solidarité nationale et de l’identité française.


Nos politiques sociales n’ont toutefois de sens que si elles permettent à leurs bénéficiaires de prendre un nouvel essor ou de couvrir un vrai risque, si elles aident en priorité ceux qui en ont le plus besoin, pas si elles encouragent le nivellement, l’assistanat, le laissez aller. C’est pourtant ce à quoi ont abouti les politiques qui ont refusé d’ouvrir les yeux sur les abus et renoncé à accompagner les bénéficiaires de la protection sociale qui le pouvaient vers l’emploi et l’autonomie. De cette dérive par rapport aux principes fondateurs, sont nés des gaspillages, une injustice entre ceux qui agissent de manière responsable et les autres, et beaucoup d’inefficacité. Notre niveau de dépenses sociales n’a cessé d’augmenter depuis 25 ans, mais nos performances sociales ne se sont pas améliorées et se sont même plutôt dégradées.


L’allongement de la durée de la vie nous place désormais devant un redoutable défi. Celui de garder le même niveau de protection et de solidarité alors même que les dépenses vont augmenter sous le poids du vieillissement et que le nombre de contributeurs au financement des régimes sociaux va baisser.




Nous voulons refonder notre protection sociale sur deux principes essentiels : l’égalité de tous face au besoin de protection et la responsabilité de chacun face au contrat social. Quand l’équation financière est serrée, les abus, les excès, les gaspillages sont inacceptables.

Lutter contre les fraudes et les abus

Les fraudes et les abus aux régimes sociaux sont le fait d’une minorité de nos concitoyens. Mais leurs effets sur le contrat social et sur l’équilibre financier de la protection sociale sont considérables. Les fraudes, les abus, les gaspillages représentent entre 10 et 15% des dépenses d’assurance-maladie, des montants équivalents au déficit de ce régime. La Cour des comptes a relevé que les fraudes à la prime pour l’emploi représentaient 10% du montant total consacré au versement de cette prime.

Nous devons nous doter de la volonté politique et des moyens juridiques de contrôler et d’empêcher les atteintes à la solidarité nationale.
Inciter au travail

Etre plus nombreux à travailler est une exigence à l’heure du retournement démographique.



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