10ème engagement : Faire de chaque famille un foyer de sécurité et de liberté Extrait : Donner aux familles une vraie liberté d’organisation Pendant des années, les partis politiques ont rivalisé d’imagination pour permettre aux femmes de choisir librement entre l’exercice d’une activité professionnelle ou l’éducation de leurs enfants, une liberté qui s’est d’ailleurs souvent réduite à une illusion. Pour notre part, nous voulons
donner aux femmes la possibilité de faire les deux, et même les trois, parce que les femmes, dans leur immense majorité, ne veulent pas avoir à choisir entre leur vie de femme, leur vie de mère et leur vie professionnelle, mais veulent tout simplement s’épanouir dans les trois. Et nous voulons
donner aux pères la possibilité de prendre toute leur part dans la vie de la famille. Avec 11 places en crèches et halte garderies pour 100 enfants de moins de trois ans et plus de 60% des enfants gardés dans le cercle familial, nous sommes parmi les plus mauvais au sein de l’Union européenne.
D’années en années, et même si beaucoup d’efforts ont été faits depuis 2002 (par exemple 8 500 places de crèche créées en 2005 contre 264 en 2000 !), on promet plus de places en crèches, plus de crèches d’entreprises, et l’on dépense de fait beaucoup d’argent sans réellement résoudre le problème. Perdurent ainsi une grande inégalité d’équipements selon les territoires et une grande inégalité entre les ménages. Avec aujourd’hui près de 300 000 places de crèches pour 2,4 millions d’enfants de moins de trois ans, personne ne peut croire que c’est uniquement la construction de crèches nouvelles ou la création d’un service public nouveau qui permettra de régler la question, une solution qui serait au surplus très dirigiste.
Nous préférons créer les conditions pour que
chaque famille puisse choisir librement, dans des conditions égales, le mode de garde de ses enfants. Ce n’est pas le cas actuellement (notamment, le coût des assistantes maternelles est inabordable pour les familles modestes). Les fonds publics consacrés à la garde des jeunes enfants seront réorientés vers une allocation unique, simple, attribuée à chaque famille en fonction du nombre d’enfants, dont les familles pourront faire l’usage qu’elles veulent : payer une place en crèche, rémunérer une garde à domicile ou une assistante maternelle, gratifier un des deux parents qui cesserait son activité. Aucune famille ne sera perdante par rapport au dispositif actuel. En solvabilisant la demande des familles, nous créerons des emplois d’assistantes maternelles et nous permettrons l’ouverture de crèches, notamment privées, associatives et d’entreprise, là où les besoins existent.
Nous simplifierons également les procédures de recrutement des personnels de crèches et d’autorisation d’exercer des assistantes maternelles. Naturellement, il faut des garanties pour les parents. Mais ces dispositifs sont aujourd’hui beaucoup trop complexes et empêchent le recrutement de personnels en nombre suffisant. Nous reconnaîtrons la compétence d’éducateur acquise par les parents de familles nombreuses, en particulier pour permettre la création de crèches de petite taille en milieu rural, qui font cruellement défaut.
Enfin, nous rendrons
opposable pendant la législature le droit à une solution de garde pour chaque enfant, car c’est le meilleur moyen de progresser rapidement en ce domaine.