5ème engagement : une société du respect et de l’égalité des chances Extrait : Pendant longtemps dans notre pays, et encore aujourd’hui parmi nos adversaires, on a cherché des excuses à la délinquance. Ce faisant, on a miné le contrat social. On a ignoré les vrais problèmes : la situation des jeunes femmes dans les banlieues, le calvaire de certains enseignants, la résignation des familles, les conséquences de l’immigration incontrôlée, la réalité des discriminations. On a laissé se construire des amalgames entre insécurité et banlieues, entre délinquance et immigration, entre violence et islam. On a conduit les Français à se replier sur eux-mêmes.
Depuis 2002, la délinquance a baissé de 8,8% alors qu’elle avait augmenté de 14,5% entre 1997 et 2001. Le taux d’élucidation a été porté de 24 à 34% et l’augmentation de la violence contre les personnes ramenées de 40% à 7%. Plus d’un million de victimes ont été épargnées.
Ces efforts doivent être poursuivis et confortés. La justice paraît aujourd’hui trop faible avec les délinquants, trop dure avec les innocents, trop indifférente à la souffrance des victimes.
Sévérité avec les délinquants Le gouvernement se dotera d’une politique pénale au niveau national afin de dégager des priorités en matière de lutte contre la délinquance. Un procureur général de la Nation placé sous l’autorité du Garde des sceaux sera chargé de son application.
Nous créerons des
peines plancher pour les multirécidivistes et nous introduirons des citoyens dans les formations de jugement en matière correctionnelle pour les délits les plus graves.